Une Semaine chez YAKA

En tant que nouvelle stagiaire chez YAKA, je n’avais aucune idée ce qui m’arriverait. Quand on m’a donné l’occasion d’effectuer mon stage chez YAKA. J’ai été émerveillée… Car les valeurs de YAKA me parlent beaucoup…

Quand je suis arrivée, mon premier jour, je m’attendais à un bureau avec des départements très inflexibles, une structure rigide, et une hiérarchie stricte. J’ai trouvé aucune de ces choses dans le bureau de YAKA. La réalité chez YAKA était totalement différente de ce que je pensais, il y avait des groupes de jeunes bénévoles, qui tous voulaient faire bouger les choses, ils étaient tous prêts à participer et à aider du mieux qu’ils peuvent, peu importe dans quel département on travaille. Les jeunes bénévoles croisent l’éducation des jeunes et l’expérience qu’ils gagnent à travers les valeurs de YAKA.

Durant mon premier atelier du samedi, j’ai connu un groupe de participants d’IMPOWER 2017, qui se sont complètement engagés dans une discussion sur l’immigration :
– Comment nous définissons un immigrant ?
– Quel sont les facteurs sociaux et économiques qui touchent les immigrant ?
J’ai eu l’occasion d’enseigner l’anglais dans un lycée et les jeunes chahutaient, n’accordaient aucune importance au cours que j’enseigné, aucun d’entre eux se sentaient concerner par l’éducation. A l’inverse à l’atelier, les jeunes d’IMPOWER étaient intéresser par le sujet, ils ont partagé leurs expériences et opinions.

Les jeunes du programme IMPOWER ont compris l’importance de découvrir les enjeux qui nous affectent, dans la société et l’environnement. C’était si réconfortant pour moi voir ça. Je crois vivement qu’après leurs aventures à l’étranger, ces jeunes continueraient à devenir individus réfléchis et conscients. Ça m’incite sincèrement à continuer le travail que nous faisons, ici, à YAKA. J’ai l’intention de passer le reste de ma vie à travailler pour des ONG.

de Kirsty Savage

Blogs des voyageurs, de retour en France septembre 2016

Nourad (Sénégal 2016)

Première semaine en France après le retour du Sénégal ! Tout me paraît irréel, j’ai l’impression d’être somnambule et que je vais finir par me réveiller et me retrouver à Mbourokh. Déjà à l’arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle, j’ai l’impression d’être une touriste, que je suis de passage avant de retourner à Mbourokh.  

Le plus marquant dans cette semaine, je pense c’est le fait d’être ankylosé, de ne pas avoir envie de rien. J’ai l’impression que rien n’a aucun sens. J’ai passé toute la semaine à dormir, fatiguée. La nourriture n’a plus de goût, tout est fade. Ma famille se moque disant que c’est parce que j’ai mangé trop de tchep. La seule chose dont j’avais envie de manger quand j’étais à Mbourokh c’était une Pizza. Et là rien, je n’ai pas pu savourer ma pizza parce que je la trouvais avec aucun goût.

J’ai appelé ma famille à Mbourokh c’était bizarre de les entendre à l’autre bout de fil. J’ai sorti tout mon wolof pour dire à ma mère qu’elle manquait et que ma famille est contente des cadeaux que la famille   m’a donnée. J’ai commencé à regarder les photos et j’ai fini d’écrire ma lettre des moments marquants pour ne rien oublier. Tout me manque, jamais je n’ai imaginé lorsque j’ai pris l’avion pour le Sénégal j’allais revenir aussi nostalgique et attaché à ce village dont il y a deux mois était inconnu pour moi.  Je n’arrive pas à sortir de ma tête les musiques « Nogoore », « Adjarama », les chants d’El-Hadj qu’on a chanté lors de notre dernière sortie. J’ai même fait une recherche sur internet pour les écouter encore une fois mais aucun résultat.  Hier, j’ai regardé la danse des lutteurs sur Youtube, j’ai pensé à Fatoumata, Abdou et Manuella lorsqu’ils dansaient « Adjarama ».

On me dit que c’est juste une question de temps, que je vais finir par atterrir un jour, reprendre « ma vie française » comme avant.  Mais moi je ne suis pas sûr de ça, plus rien ne sera jamais comme avant pour moi.

sénégal 2016

 

Mariam, 5 septembre 2016 (Sénégal)

Le retour …. Sujet sensible durant notre dernière semaine a Mbourokh mais bon on était bel et bien rentrés ça je l’ai compris que quand je suis arrivée chez moi je crois lol.

Le retour a bien été un peu difficile quand même je suis tombée malade dès mon arrivée pendant une semaine complète, moi qui charriais certains lauréats durant le séjour faut croire que ça s’est bien retourné contre moi. Mais bon j’avoue aussi que je faisais  grave la meuf malade qui refuse de se soigner anti médicament que je suis mais bon j’ai bien cédé cette fois ci ptdr.

Bon à part ça j’ai été contente de revoir ma famille particulièrement ma mère, puis de leur remettre leurs cadeaux ça va dans l’ensemble tout le monde était content particulierement mes sœurs je crois, de toutes façons si j’étais rentrée sans cadeau elle m’aurait tué nan je rigole mais bon ça va dans l’ensemble ça leur a fait plaisir donc j’étais plutôt satisfaite.

Sinon comment vous dire que Mbourokh me manque, ma jumelle, ma mère, mes tantes, cousins et frères bref l’animation de cette famille extrêmement nombreuse.

La solidarité, la bienveillance, l’hospitalité, le partage, la joie, la bonne humeur, toutes ces choses que l’on ne retrouve pas forcément ici ou dans les sociétés occidentales.. ça me manque ma foi et c’est vraiment là que  j’ai compris que j’étais de retour.

Mariam

Fatoumata (Sénégal)

Comment vous expliquer en un mot mon ressenti ? DÉPRIMER

C’est le seul mot qui illustre superbement bien mon retour. Certes j’étais heureuse de retrouver ma famille etc… mais je voulais rester là-bas. J’étais tellement bien, tellement apaisée, sereine, pas stressée… que j’étais vraiment triste surtout que j’ai repris l’école un jour après. La chute a été d’autant plus brutale. En fait je pense que je n’ai pas eu le temps d’émerger et de me remettre de mes émotions .Sans exagération. Je n’ai tellement pas émergé que je voulais aller à ma rentrée en tongs. (Merci à ma sœur qui m’a bloquée à la porte LOL). Quand on sort d’une expérience pareille, on ne peut pas rentrer chez soi et reprendre ses habitudes, faire comme si on n’avait rien vécu pendant ces 2 mois. Du coup, la TV ne m’intéresse même plus, autant qu’avant, les réseaux sociaux pareil, mon rapport à la nourriture de même, j’ai l’impression que mon assiette est beaucoup trop remplie. Bref, ce retour est vraiment différent des autres retours. Lorsque je revenais d’un voyage en Gambie ou au Sénégal avec ma famille, ma seule envie était de regarder mes films, mes séries, de manger une grand plat à moi toute seule etc… et là pas du tout. Je ne saurais pas l’expliquer mais il y a quelque chose qui a changé en moi et ça me perturbe vraiment de pas pouvoir expliquer le pourquoi du comment. Ha si peut- être que j’ai fait ce voyage à un moment de ma vie ou j’avais acquis en maturité. Sinon, je me suis rendu compte à mon retour que ce voyage avait fait naître certaines idées, certaines ambitions que je n’avais pas avant.

Fatoumata sénégal

Emilie (Sénégal)

Ça y est je suis rentrée !!! A moi les douches ! Les toilettes hygiéniques! Au revoir boutons de moustiques et morsures d’insectes !

Non je rigole…  Depuis que je suis rentrée j’ai un coup de barre.  En France le paysage est gris,  les gens ne sont pas chaleureux et encore moins hospitalier.  Le Sénégal me manque !

Je n’arrête pas de penser à ce que je ferais à cette heure, si j’étais au Sénégal,  quelle conversation j’aurais eu avec ma mère…  Enfin bref il faut que je retrouve ma vie !

Ma famille ici m’avait beaucoup manqué,  je suis très contente d’avoir retrouvé mes frères et soeurs.  Ma mère et ses petites histoires également !

Malgré tout ça je dois dire que je vais très bien depuis que je suis rentrée.  J’ai retrouvé mon autonomie et mon indépendance c’est vraiment super, avant de partir je me rendais pas bien compte à quel point ces choses étaient importantes pour moi ! Ce voyage m’a aussi permise de réfléchir sur mon avenir professionnel,  sur ce que je désirais réellement et ce que la société attendait de moi.  Aujourd’hui je me sens libre de choisir et de faire ce qui me plaît de ma vie.

J’ai rencontré des personnes vraiment merveilleuse que ce soit là-bas, les staffs et surtout les lauréats !

Ce voyage à été un élan pour ma vie que n’oublierais jamais ! Je suis heureuse à présent.  J’ai appris lors de l’atelier sur le bonheur que « Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir » citation de Confucius. Alors j’ai décidé de la gravir à ma façon 😉
Emilie

Axel (Haïti)

Le retour a été particulièrement éprouvant ;  La vision de ma famille d’accueil en pleur a été la partie la plus forte émotionnellement du voyage. Cette dernière image m’a fait repenser tout la durée du séjour.  L’au revoir avec les autres à été très difficile aussi.

Le vol a été très épuisant physiquement (4h de retard !!!), mais je suis finalement arrivé à bon port.

Une fois reposé, la sensation de retour à été très étrange. Il est assez déstabilisant de remarquer qu’on était dans un autre pays, une autre culture, il y a seulement 24 heures, et que, une fois arrivé, nous reprenons aussitôt notre routine, nos automatismes.

J’ai beaucoup pensé au séjour au cours des 5 trois premiers jours qui ont suivis mon  retour.  Je me suis alors demandé, rétrospectivement,  comment les autres, la famille, avait ressenti ma présence, ai-je suffisamment profité ?  Qu’est-ce que j’ai pu leur apporter ? Il y a-t-il  eu un échange équilibré, mutuel ? J’ai commencé à réfléchir à ces questions, et j’ai alors réalisé que tout ceci n’était pas vraiment quantifiable, que cela faisait davantage appel aux sens de chacun.

J’ai beaucoup apprécié les dernières activités la dernière semaine, le stage agriculture, business battle… Un peu frustré de partir sans pouvoir participer aux prochains ateliers pédagogiques qui avaient l’air très intéressants, ainsi que la randonnée.

Je suis très heureux d’avoir activement participé aux ateliers pédagogiques.  Une durée de séjour plus longue m’aurait permis d’explorer tout ça encore plus !

Ce fut une très belle expérience de vie, nécessaire à tout à chacun !

Jean Jean

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