Mourad, lauréat 7e promo IMPOWER

MouradJe m’appelle Mourad GRABSI, j’ai 24 ans et je suis étudiant en droit à la Sorbonne. Lauréat de la 7eme promotion d’IMPOWER, je suis un passionné de cinéma depuis toujours. Pouvoir rêver, voyager et m’évader à travers un grand écran est pour moi un plaisir. En 2017, via ma boîte mail de la Sorbonne, j’ai reçu une annonce de l’ONG Yes Akademia et étant un grand curieux je suis vite allé sur leurs site pour en savoir plus a leurs sujet. Et j’ai été émerveillé par leurs visions des choses tel que le leadership, l’empowerment, et surtout pousser le jeune à vouloir sortir de sa zone de confort.

‘Rêver, Oser, Agir… dans la diversité’ voici la première chose qui me saute aux yeux sur le site de YES Akademia, et cela m’a tout de suite plu. Alors j’ai regardé leurs podcasts, leurs photos, les retours des anciens lauréats, mais également des lauréats étranger..etc

Et je me suis inscrit au programme IMPOWER qui offrait l’opportunité de voyager mais également et surtout d’échanger et de partager avec son prochain. Partir 45 jours en Inde, dans un village en plein milieu de la jungle, avoir été hébergé en famille d’accueil, nourri et logé aux côtés d’inconnus a été la plus belle expérience de ma vie !

Ces inconnus, sont au fil de ces 45 jours, devenus à mes yeux une seconde famille. Partager son intimité avec des gens qui ne vous connaissent pas et qui en retour vous donnent tout ce qu’ils ont est une très belle déclaration d’amour. Ces personnes ont changé ma vision de la vie. 

 

—-

Petite biographie :

Mourad est franco-algérien, habite à Montereau-Fault-Yonne et étudie le droit à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Il trouve que les valeurs de Yes Akademia sont en accord avec ses convictions et il est prêt pour sortir de sa zone de confort et profiter de l’opportunité de changer le monde actuel en un monde meilleur. Il rêve d’aboutir à un projet humanitaire à grande échelle.

C’est un jeune très ambitieux, passionné et dynamique, désireux d’être acteur de changement à l’échelle local et global.

Parmi ses expériences professionnelles en tant qu’animateur, il a obtenu le BAFA en 2013.

Il est aussi très impliqué dans le bénévolat, il est coordinateur de l’association PAM (Pour Avenir Meilleur), une association qui a pour but d’aider les gens en difficulté. En plus de cela il est membre de l’association ASSAS.NET de l’université Paris 2 Pantheon qui aide les étudiants qui ont des difficultés. Son père a lui même créé une association familiale, Mourad voudrait suivre sa trace et créer une association humanitaire en parallèle de ses études.

Mourad trouve que le savoir et l’éducation sont une bonne solution pour combattre les problèmes d’inégalité et d’injustices. En plus de cela, il suggère que la collaboration entre tous est nécessaire.

Ses principes fondamentaux sont le respect, la politesse et l’ouverture d’esprit.

D’autre part, il est sportif et aime jouer au basket et au foot, il fait aussi de la natation et de la musculation. Il à déjà passé du temps à l’étranger plus qu’un mois en Angleterre et deux semaines en Espagne.

Mourad s’affirme en tant que leader et ceux qui ont travaillé avec lui disent qu’il est vraiment avenant et qu’il aime s’investir et s’engager tout en aidant les autres.

Gauthier, lauréat 7e promo IMPOWER

Etudiant en troisième année d’Histoire à Paris 1, me dirigeant vers un master de recherche en Histoire contemporaine, j’aspire à utiliser les faits passés afin de corroborer les idées de demain. Rien ne me passionne plus que l’histoire des mentalités ayant l’œil curieux porté également vers l’anthropologie.

Je considère que la philanthropie comme étant un phénomène qui actuellement requiert un recul gargantuesque à la vue des infox circulant à son égard, bien qu’il se définît par des idées diverses pêle-mêles.

Depuis octobre 2017, date à laquelle je rejoignis l’aventure YAKA, tout juste un an à l’heure où je rédige cette lettre, une comète se mis à traverser mon imaginaire et je souhaite vous confesser quelques spécificités à propos de ce programme formidable.

Je veux parler de mon frère, Ameth Kama, lycéen résidant au village de Soussane. Nous partageons depuis ce voyage de 45 jours un lien si puissant, si mirobolant autorisant à franchir les liens du sang pour se considérer comme membre de la même famille. Il m’a hébergé chez lui, prenant le soin d’aller m’acheter des bidons d’eau pour la semaine, de m’instruire sur sa culture, de m’offrir un habit confectionné par sa mère, de partager des moments de rire, de scinder son repas chaque matin, chaque midi et chaque soir pour veiller à ce que je ne manque de rien.

D’un naturel timide, il n’a pas hésité à devenir sous mes yeux ébahi le trésorier du comité des jeunes nouvellement crée sous l’impulsion de l’ONG Yes Akadémia. Le plus consternant ? Peut-être arriver dans un village de 950 et observer les habitants qui se courbent devant vous histoire de communiquer avec vous en communiquant en français ; la langue des colons européens par excellence en Afrique de l’Ouest pendant quelques siècles.

Je ne souhaite pas en venir à chercher quelconque empathie, seulement à ouvrir un dialogue sur ce qu’est la véritable expérience à l’internationale mais se retrouvant à domicile, près de chez soi, tant les similitudes dans les comportements humains s’opèrent entre deux individus qui souhaitent progresser mutuellement.

Ces personnes au Sénégal étaient d’exceptions. Malgré la précarité au village, ils nous ont exposé aisément une richesse incommensurable qu’est le plaisir de recevoir.

Alice, lauréate 7e promo IMPOWER

Je suis lauréate de la 7ème promotion du programme Impower de l’association Yes Akademia. Dans ce cadre, j’ai eu la chance de partir pour un échange interculturel au Sénégal pendant 1 mois et demi l’été 2018.

Dans le village de Soussane, j’ai été accueillie dans la famille Diouf auprès de laquelle j’ai pu apprendre beaucoup sur la culture sérère. Ces rencontres permettent de confronter nos idées, représentations sur l’autre. Le voyage et les nouvelles connaissances qu’il apporte ne devrait pas être l’apanage des occidentaux. Le programme Yaka switch nous permet de rendre la pareille aux jeunes nous ayant accueilli, de les inviter chez nous pour partager notre quotidien. J’aimerais avoir l’occasion d’inviter chez moi un ou une jeune rencontré cet été. Nous pourrons ainsi visiter Paris, et participer aux activités collectives organisées par l’association.

Ayant organisé des ateliers de photographie pendant l’été, je présenterai prochainement les images du village dans mon université. La venue des jeunes de Soussane pourra être l’occasion d’organiser une autre exposition, pendant laquelle ils seront présent pour témoigner à partir des images. Nous pourrons alors les supporter pour promouvoir la culture sénégalaise en France.

« Voyage au Sénégal, voyage en moi » – récit de voyage de Marilou, 7e promo IMPOWER

photo marilou sénégalJe suis Marilou, une jeune femme timide, réservée et un peu paumée dans la vie. Depuis des années, je souhaitais m’engager dans des associations, car j’ai un fort sens des valeurs et de la justice. Seulement, mon problème était le suivant : mon anxiété sociale, qui me paralysait à chaque fois que l’envie de m’engager s’emparait de moi. Ma peur de l’autre était bien trop forte pour que mon envie de m’engager ne la dépasse. C’est pourquoi je me suis engagée chez Yaka, qui me semblait plus accessible, même si l’idée de me trouver entourée de jeunes de mon âge me faisait tout de même très peur. J’avais besoin, à cette période de ma vie, de changement.

C’est ainsi que je me suis retrouvée, tous les samedis, au milieu d’une trentaine de jeunes de mon âge, qui étaient à la fois radicalement différents de moi et assez proches de moi ; ce qui nous réunissait, c’était nos valeurs mais également cette envie d’engagement et de changement, à l’échelle personnelle comme mondiale.

Et le jour où j’ai dû monter dans l’avion avec onze autres lauréats, que je connaissais à peine à cause de ma timidité, j’étais tellement paniquée : moi qui ne supportais pas de rester avec eux trois heures par semaine le temps d’un atelier, j’allais les côtoyer à temps plein pendant cinq semaines ?! La peur m’a tordu l’estomac pendant des jours entiers, je dormais à peine les dernières nuits avant le départ. Cela s’est calmé seulement une fois dans l’avion, lorsque je me suis retrouvée entre Yanis et Justine, avec qui nous nous sommes confiés pendant le vol. J’étais donc capable d’avoir une conversation profonde avec des gens que je ne connaissais pas si bien ! Quel soulagement.photo marilou sénégal

15 juillet, 6 heures du matin : je dépose ma grosse valise rouge sur le sable de Soussane, petit village côtier à 3 heures de voiture de Dakar. Je fais la bise à toutes les femmes qui nous accueillent, ce qui ne semble pas beaucoup leur plaire. On appelle mon prénom, je dois suivre ce jeune homme, Abdou, qui porte ma valise de 25 kg sur le sommet de son crâne, comme si elle pesait 500 g. Après dix minutes de marche, j’arrive dans le petit hameau de la famille Kama. On m’installe dans une pièce au fond de la cour arrière, à côté de deux petites cases abîmées, dont l’une abrite des chèvres maigres attachées par une patte à des poteaux de bois. Ma nouvelle chambre, qui contient une chaise rouillée, un tapis violet, un petit meuble cassé et une paillasse dure et sale, me semble tellement loin de ce que j’avais imaginé. Je m’installe sur la paillasse et une question tourne en boucle dans ma tête, m’empêchant de dormir : « qu’est-ce que je fais là ? »

20180727_094158J’ai vite compris que cette chambre était ce que la famille Kama avait de mieux à mettre à ma disposition. Et que ce qui allait enrichir mon voyage, c’était justement d’être confrontée à cet inconfort qui s’est révélé pas si inconfortable par la suite. Les douches à l’eau froide à 7h30 du matin, les petits-déjeuners à base de pommes de terre et de pain pas toujours très frais, la basse-cour qui me réveille à 6h tous les matins ou encore la marche en plein soleil pour atteindre l’école du village : tout cela a vite pris du charme et m’a fait découvrir que j’étais quelqu’un de particulièrement positif et résilient. En effet, lors de nos réunions « météo du moral » des premières semaines, les autres lauréats respectaient (un peu trop bien) cette bonne tradition française qu’est la râlerie. Bien qu’il m’ait rattrapée quelques semaines plus tard, ce réflexe de mécontentement ne m’est pas venu tout de suite.

Durant les première réunions, il m’était impossible de parler. J’écoutais tout le monde râler, négocier, discuter, mais impossible d’émettre un son bien que je n’en pensais pas moins. « Marilou, pourquoi tu ne parles pas ? », « Dis-nous, Marilou, qu’est-ce que tu en penses ? ». Je pense que je suis venue ici un peu par hasard, et pas pour les mêmes raisons que vous… Je ne compte pas m’investir dans les ateliers hebdomadaires avec les locaux, je ne compte pas vous aider avec ce programme de micro-développement, ni passer des heures avec vous à négocier tel ou tel détail. Je suis venue parce que je commence à peine à sortir de cinq ans de dépression et que j’espère que ce voyage va miraculeusement me guérir.

20180727_102315Pourtant, je me suis moi-même étonnée : j’ai fini par m’investir dans l’organisation de plusieurs ateliers avec les locaux, j’ai commencé à prendre la parole au milieu de tout le monde, ce qui m’avait toujours terrorisée (les gens étaient donc intéressés par ce que je disais ! Ma parole comptait !), je me suis investie dans le groupe, dans le village, dans ma famille d’accueil. J’ai découvert que j’avais une utilité, des atouts à mettre en avant, et que je pouvais être complémentaire à d’autres individus au sein d’un groupe. J’ai fini par me rapprocher de ma famille d’accueil, ce qui n’était pas gagné. J’ai découvert des lauréates et lauréats qui m’intimidaient avant le départ ; ces personnes étaient en fait profondément géniales et seuls mes préjugés m’ont empêchée de les découvrir avant le voyage.

20180803_11461020180730_101154La plus grosse contrainte de ce voyage s’est par la suite révélée en être le plus grand atout : l’absence d’écrans et de communication avec nos proches en France. Tout simplement, cela m’a permis d’apprendre à occuper le temps autrement ; j’ai pris conscience du caractère chronophage de ces petites machines mais également de leur impact sur ma vie au quotidien et ma sociabilité. Si je ne me suis jamais sentie aussi bien que pendant ces quelques semaines au Sénégal, c’est parce que j’étais constamment intégrée à une communauté dans laquelle j’étais investie, mais également parce que j’étais loin du stress, de l’overdose de stimulis et des relations toxiques que j’entretenais avec certains de mes proches. Cette mise à distance a été des plus bénéfiques.

20180721_165208Partir aussi loin, géographiquement comme spirituellement, c’est s’obliger à se confronter à ses habitudes, à les remettre en question mais aussi les changer lorsque l’on revient. C’est découvrir l’impact de ses actes et de ses paroles, c’est se sentir exister et apprendre à se mettre en valeur. C’est découvrir d’autres systèmes de pensée, d’autres façons de faire, des personnes très inspirantes. Malgré toutes les difficultés auxquelles j’ai été confrontée là-bas (qui, en fait, étaient liées surtout à ma vision étriquée du confort), j’en garde un souvenir très positif : je suis revenue profondément changée, avec la certitude que je peux faire quelque chose de positif et fort dans ce monde. À mon retour, j’ai tout remis à plat : mon orientation, mes relations, ma vision du monde et de moi-même. J’ai fait 4000 km en avion pour aller jusqu’au Sénégal, mais j’ai voyagé bien plus que cela en moi ; peut-être bien que ce voyage a fini par « miraculeusement » me guérir de mon état dépressif permanent.

Filles au Sénégal

Quelques unes des filles de la famille Kama, avec lesquelles j’ai passé beaucoup de temps à faire des grimaces et préparer le tieboudien (riz au poisson)

Récit de Nour, lauréate 7ème promo IMPOWER, octobre 2018

13 octobre 2018

Chères amies, chers amis

Nour en IndeJe m’appelle Nour et je suis étudiante à Paris 8 Saint Denis. Je lis beaucoup, j’aime écrire, faire des montages vidéos, etc. Pour faire simple, dès que j’ai du temps libre je m’ajoute une nouvelle activité pour en apprendre d’avantage. J’habite à Noisy-le-grand et j’ai 20 ans. J’en avais 19 lorsque j’ai entendu parler de l’association YES Akademia (YAKA) pour la première fois à un stand au Grand 8 de Paris 8 Saint Denis en septembre 2017. Après avoir découvert l’ONG de YAKA, j’ai pris la décision de postuler pour faire parti de la 7ème promotion de son programme phare IMPOWER.

En effet, cette opportunité tombait à point : j’étais dans le flou, je ne savais plus si mes études de math et d’informatique m’intéressaient réellement. Il me fallait des projets concrets, de l’autonomie, m’ouvrir à de nouvelles thématiques et de nouveaux enjeux. J’avais besoin de faire une pause dans ma vie, de savoir où j’en étais et ce que je voulais.

YAKA m’a permis de prendre ce temps là quand j’ai été accepté au programme IMPOWER à partir de novembre 2017 : chaque samedi, je retrouvais des personnes de tous horizons, toutes plus inspirantes les unes que les autres, les lauréats et les staffs. J’ai échangé avec elles, partagé et débattu sur les thématiques abordées lors des ateliers, sur des thématiques comme l’auto-critique des médias, la solidarité dans le monde et l’écologie. On a effectué ensemble des maraudes, des sorties, des accueils d’autres jeunes d’autres pays et tout simplement des rencontres motivantes. Au fur et à mesure que les semaines passaient, je me suis découvert un intérêt pour des sujets qui m’importaient peu jusque là. Je suis devenue plus curieuse et informée.

Nour en Inde été 2018Cette première phase du programme a duré 8 mois jusqu’à début juillet durant lesquels je n’ai cessé d’observer de nouvelles perspectives, tout en aiguisant la mienne.

Puis la deuxième phase d’échange interculturel du programme phare a ensuite eu lieu de mi juillet à fin août. Mon voyage en Inde dans le village de Galtare, à 2h de Mumbai. J’ai logé chez une famille incroyablement altruiste. J’ai passé des soirées entières à jouer aux cartes avec les copines de ma petite soeur d’accueil Nikita. J’ai eu des fous rires avec des locaux ne partageant même pas ma langue. Nous avons visité Mumbai le temps d’une journée, profité des sources chaudes d’un village pour se baigner, ou encore sommes montés à 8 dans des rickshaw réservés pour 4 personnes. Le paysage était juste magnifique à Galtare : nous étions entourés de rizières, de montagnes et de rivières. Il y avait même des cascades, où nous avons fini par nous baigner. Je n’avais jamais vu un vert aussi éclatant. Le dernier soir au village, nous avons fait un grand repas, et toutes les familles se sont regroupées pour passer ces derniers instants avec nous.  

inde 2018

J’étais venu en Inde avec en tête tout plein d’idées d’ateliers à effectuer. Ce n’est qu’en arrivant au village que je me suis rendu compte que la plupart n’étaient pas faisables, à cause de la barrière de la langue, du manque de matériel, ou pour d’autres raisons. Mais cela ne m’a pas empêché de m’adapter et de trouver des nouvelles idées sur place. Cela m’a énormément appris sur prendre en compte les besoins des gens et non pas seulement ce que je souhaite faire. Il est difficile de prévoir à l’avance sans avoir eu un premier contact. Ce voyage est tout simplement une porte vers le monde, et il nous permet d’aller à sa rencontre.

Pendant ce voyage de 45 jours, qui paraissait une éternité sur place, avec mes camarades de la promotion on s’interrogeait tous à un moment ou à un autre sur l’impact que l’on aurait sur le village, les locaux. On voulait absolument apporter des solutions, construire des choses, financer un projet. On a eu peur de minimiser notre potentiel impact, peur de regretter de n’avoir rien apporté de concret aux villageois. D’ailleurs sur place, ce n’était pas immédiatement évident de se rendre compte du réel impact qui se produisait, autant sur le village que sur les lauréats français et indiens.

C’était que lors de notre départ que l’on a réussi à voir tout ce que l’on avait fait pendant les 45 jours : j’avais aidé à construire une machine à laver qui sera utilisé dans le village et pour la journée internationale de la jeunesse le 12 août j’avais co-construis un forum à Mumbaï avec plus de 150 jeunes indiens à débattre sur des sujets en lien avec le développement de la jeunesse. Mais plus que tout, j’avais connecté avec une nouvelle famille d’accueil qui je considère être ma propre famille. Et mon voyage ne s’arrête pas là car je compte bien les revoir un jour.Inde Forum 2018

Je ne saurais trouver encore les bons mots pour décrire ce voyage d’échange interculturel de YAKA (cela fait que un mois et demi que je suis rentrée), mais si je sais une chose c’est qu’apprendre à découvrir ces personnes, ces enfants, ces adultes ou encore ces personnes âgées, partageant ma langue ou non, et me dévoiler à elles en retour, a constitué les souvenirs les plus précieux que j’en garde pour l’instant. Le côté incroyablement humain.

Aujourd’hui, je me sens prête à entamer ma troisième phase avec YAKA : je vais créer avec mes collègues de la promotion qui sont partis en Inde avec moi, des ateliers “low-tech” à Paris et je suis accompagné par un mentor plus que inspirant, Ibrahima. Et malgré que cette phase prendra fin en mai 2019 avec notre remise des diplômes, mon voyage avec YES Akademia ne s’arrête pas là : je suis fière d’être lauréate de la 7ème promotion d’IMPOWER by YES Akademia mais aussi de m’engager cette année auprès d’eux en tant que volontaire en service civique.

Pour les futurs lauréats du programme IMPOWER, osez. C’est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire, et vous ne serez jamais perdants. N’ayez pas peur de proposer vos idées. Prenez le temps de profiter de chaque instant, de chaque rencontre, car malgré ce que l’on pense, le programme passe très vite. Une personne m’a dit un jour qu’on pense souvent qu’en allant dans ces pays « moins avancés » c’est nous qui allons leur apporter des choses. On se trompe. Nous leur apportons du matériel tandis qu’ils nous apprennent la vie.

Cette personne avait raison.

 


Biographie de Nour lorsqu’elle est devenue lauréate à YAKA en 2017 :

Nour, 19 ans, est en première année de Licence de mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales à l’Université Paris 8.
Elle a testé plusieurs sports tels que le badminton, le ping pong, le handball, le rugby et l’escalade. Dans l’ensemble, elle essaye de remplir son temps libre avec des activités gratifiantes. Par ailleurs, elle a un niveau intermédiaire en tunisien, en anglais et en arabe littéraire et elle a eu l’opportunité de visiter plusieurs pays d’Europe.
Cela fait déjà 3 ans qu’elle s’intéresse au monde associatif, et ce qu’elle trouve dommage est que nous n’avons pas tous le même droit de réaliser nos rêves. Dans un monde idéal elle voudrait que tout le monde croient en eux et puissent se réaliser leurs projets personnels et professionnels.
On dit d’elle qu’elle montre une force et une détermination remarquable. Une fille souriante qui a une forte volonté d’aider ainsi qu’un sens de la solidarité et elle n’hésite jamais à aider aux autres.

Nour en Inde été 2018 3

Groupe Inde été 2018

Témoignage de Memet, lauréat de la 7ème promotion d’IMPOWER :

image

« Jusque maintenant, mon engagement à YAKA s’est déroulé en deux phases. De septembre 2017 à juillet 2018, nous avons eu, de manière hebdomadaire (tous les samedis après-midi), 35 ateliers pédagogiques citoyens et solidaires de trois heures par semaine sur l’engagement, le développement. L’un des enjeux de ces ateliers était de nous préparer au voyage d’immersion solidaire et interculturel d’une durée de 45 jours, celui-ci représentant la seconde phase (juillet-août 2018). Lors des ateliers hebdomadaires, nous étions des participant-e-s et des animateurs (de Yaka) se chargeaient de préparer les ateliers. Lors de ce voyage d’immersion, nous étions des acteurs/actrices car il nous incombait de préparer les ateliers, organiser des évènements etc, au cours de ce voyage dans le village de Soussane (département de Mbour) au Sénégal.

Ce voyage d’immersion est avant tout un voyage interculturel entre les lauréats de France (dont je fais partie) et jeunes soussanoise-s. Notre rôle (car nous étions un groupe de 15 lauréats, 12 français-e-s et 3 Dakarois-e-s) a été d’animer la vie du village pendant tout notre séjour. Chaque semaine, une journée était consacrée à l’élaboration d’ateliers (dans l’ordre, éducation, environnement, économie, politique, culture et société). De plus, on a fait des business Battle (confectionner un produit et le vendre), un projet de micro développement et l’évènement majeur; le forum.

La plupart des choses qu’on a mises en place sont à situer dans une démarche collective car nous étions avant tout un groupe. Avec des camarades, nous avons participé à l’élaboration de plusieurs ateliers pédagogiques. A titre personnel, j’ai contribué aux ateliers sur l’éducation, l’économie et la politique. Sur l’éducation, j’ai parlé de l’échec scolaire où devant plus de 50 personnes, je suis revenu sur mon échec en classe préparatoire, ce qui était particulièrement difficile mais nécessaire pour leur montrer que l’échec était chose universelle.

Sur le thème de l’économie, nous avons élaboré l’atelier en planifiant les intervenant-e-s, et ce qui était intéressant, c’est que les femmes du village, généralement absentes pour des tâches domestiques, sont intervenues pour nous parler de leur banque de crédit. L’atelier politique, j’ai dû l’élaborer seul et même si cela a été dure car situé en fin de séjour, juste après le forum, les réactions positives de mes camarades me font considérer que cela a été une réussite. Je devais notamment faire une introduction à la politique et leur parler des enjeux de l’élection présidentielle de 2017. Nous avons mis en place un projet de micro développement, où les villageois-e-s devaient énoncer leurs besoins, sans que nous ayons à intervenir, et c’est l’idée de construction d’un moulin qui l’a emporté après un vote où plus de 100 villageois-e-s se sont exprimés.

image

Il y a beaucoup de choses que j’ai appréciées. Le forum a été l’un des moments les plus forts de ce voyage. Le forum est une journée organisée par les lauréat-e-s et les villageois-e-s, où plusieurs invités de renoms ont été conviés, notamment un représentant du ministère de l’agriculture sénégalais ainsi que Mamadou Mar, jeune sénégalais qui a remporté le plus grand concours universitaire africain, en plus d’autres invités. En plus du fait que ces invités vont débloquer des bourses pour des formations professionnelles ou encore prendre en compte des dossiers (dans l’agriculture) pour avoir des subventions de l’Etat, cette journée a été très importante car plus de cent villageois-e-s (avec villages alentours) étaient présent-e-s. C’est une journée où se conjuguent interventions et présentations des invités, openspace (débats sur des thèmes comme l’éducation, politique, famille, religion, santé + une restitution collective), appel à projets avec présentation à l’oral, pièce de théâtre, animations.

Tout cela devait être organisé par nous-mêmes. Dans cette perspective, plusieurs équipes avaient des rôles bien précis dans la préparation du forum, une équipe chargée de la logistique, une autre de la communication, une troisième équipe s’occupant de la nourriture et une dernière équipe travaillant sur la pédagogie. Mon rôle pendant ce forum; j’étais dans l’équipe pédagogie, nous avons choisi les thèmes de l’open-space et étions référents pour le bon déroulé de notre open-space, où nous devions rappeler des règles d’écoute, de bienveillance, de liberté d’expression et où nous devions répartir la parole entre différents participants. J’ai également aidé la maitresse de cérémonie, Fatou, qui avait 16 ans, à préparer ses interventions et le jeune Djibril à préparer son discours pour son projet de reboisement. Les ateliers prises de parole, que j’animais, sont les actions dont je suis le plus fier, au regard de l’intérêt des villageois et des progrès réalisés à l’oral.

J’ai rencontré beaucoup de difficultés lors du voyage mais un moment a été très difficile pour moi : la remise en question de ma place dans le groupe, je m’explique. Dès le début du voyage, je me suis affirmé dans le groupe pour être force de propositions et être un moteur dans le bon déroulé de notre immersion. Il y avait une chose que je n’avais pas soupçonnée en arrivant au Sénégal, je ne connaissais pas énormément le travail en groupe et ne savais pas qu’en réalité, nous n’étions pas qu’un ensemble d’individualités mais qu’à nous tous, nous ne faisions qu’un. En effet, je ne me doutais pas que mes actions personnelles pouvaient avoir des répercussions (positives mais en l’occurrence) négatives pour la vie du groupe. Nous sommes au début de notre séjour, je prends beaucoup de place dans le groupe, trop de place avec le recul même si cela partait toujours d’une bonne volonté. Certaines choses ne me conviennent pas et je n’hésite pas à le communiquer à l’ensemble du groupe, sans y mettre la forme, en parlant uniquement de ce qui ne va pas.

image

Suite à un entretien avec Marie, ma référente, où à juste titre, elle m’énonce un certain nombre de choses sur lesquelles je dois travailler, s’enchaine une profonde remise en question. Après avoir réfléchi longtemps, je me jure d’essayer d’être constructif, de dire quand les choses ne vont pas mais également de dire ce qui a été dans nos différents travaux. Auparavant, je devenais problématique pour la vie du groupe car je ne cessais de me plaindre sans être constructif. De plus, je me suis mis en retrait car je prenais trop de place dans la vie du groupe. Un vrai leader n’est pas une personne qui prend les devants en laissant les autres sur le côté. Non, un vrai leader est une personne qui sait prendre les devants, mais qui veille toujours à inclure ses camarades, faire en sorte de mettre à profit du groupe ses qualités (pas dans un objectif individualiste). Mes camarades ont vu ce changement en moi, j’espère avoir changé positivement.

Ce qui m’a surpris dans mon engagement associatif et mon voyage au Sénégal, c’est que ces gens qui vivent dans un village, sans électricité, ni eau potable, semblent plus heureux que nous. Je vous disais auparavant que ma plus grande fierté était d’avoir mis en place des ateliers prise de parole. En France, j’ai suivi des cours de rhétorique, été initié à la prise de parole public, et mon but était de leur partager ce peu d’expérience que j’avais. Laissez-moi vous dire ma surprise lorsque j’ai vu ces jeunes de Soussane prendre la parole pour parler de sujets qui leur tiennent à cœur, comme l’émancipation de la femme, la pauvreté, la volonté. J’ai été très agréablement surpris par les progrès qu’ils/elles ont pu faire dans la prise de parole en public.

J’ai également été surpris par la reconnaissance des villageois-e-s sur ce qu’on a pu apporter au village en si peu de temps. Concernant le projet du moulin, qu’ils/elles ont choisi, on a donné une part avant de partir et la majorité de la somme, ce sont les lauréat-e-s et les jeunes du village qui vont se mobiliser pour avoir l’argent. Nous nous sommes engagés à récolter une certaine somme d’argent ici à Paris, et cela m’a beaucoup surpris de voir tout le monde investi dans cette démarche. En réalité, nous ne sommes restés que 6 semaines là-bas, je pensais avant de partir que cela allait surtout profiter à nous, française-s, mais croyez-moi, avant de partir, ils/elles étaient vraiment très reconnaissant-e-s de notre action.

On a compris en partant tout ce qu’on a laissé au village, à savoir, le projet de micro-développement, mais la chose la plus importante, ils/elles ont appris autant que nous pendant ce voyage interculturel. En agissant avec eux/elles, ils/elles se sont rendus compte qu’ils/elles pouvaient prendre leurs destins en main, on a participé au fait de redonner de la confiance à ces jeunes, et je vous prie de me croire, cela a une valeur inestimable. Depuis mon engagement associatif dans Yes Akademia, la personne que je suis aujourd’hui, comparée à celle que j’étais avant de m’engager, n’est clairement plus la même. Les ateliers hebdomadaires m’ont permis d’ouvrir mon esprit, d’avoir de l’intérêt pour des sujets qui n’avaient que très peu importante à mes yeux. Avec le voyage d’immersion solidaire et culturel, je ne suis plus le même individu. Je me rends compte de la chance que j’ai de vivre dans un pays développé, avec tout le confort matériel d’ici.

Mon engagement m’a permis d’évoluer car je me suis rendu compte que le confort matériel ne faisait pas tout, et que ces gens, malgré leur condition de vie rudimentaire, semblaient plus heureux que nous. Ces personnes sont d’une hospitalité qu’on ne peut pas soupçonner, la fameuse Téranga sénégalaise, nous l’avons vue, ressentie au quotidien; une véritable leçon d’humanité

Mon engagement m’a permis d’évoluer car j’ai compris que je pouvais être un acteur du changement. Avant cela, j’avais l’impression qu’il était impossible de faire certaines choses mais aujourd’hui, je le sais, pour changer les choses, avec de la volonté, rien est impossible.

Vous savez, à notre retour en France, avec Yes Akademia, nous devons mettre en place un projet de troisième phase, entre septembre et janvier, jamais, je ne m’étais imaginé avoir comme projet de troisième phase d’accompagner une jeune du village, Fatou Diome dans ses études, en l’aidant financièrement, moralement sur le long terme. Merci à Yaka pour cela.

Mon engagement associatif m’a changé, ce voyage interculturel au Sénégal m’aura bouleversé, remis en question, appris à me connaitre davantage. YES Akademia m’aura ouvert l’esprit, sensibilisé à beaucoup de choses, appris à prendre confiance en moi, à considérer que rien n’était impossible. Mon engagement dans cette ONG m’a fait prendre conscience de mes qualités et a fait en sorte qu’aujourd’hui, je n’ai aucune crainte quant à la possibilité d’étudier dans une grande école, même si j’en connais les difficultés et l’exigence. »

WhatsApp Image 2018-07-28 at 17.33.50

WhatsApp Image 2018-07-22 at 15.47.40

Petite biographie de Memet

MemetMemet, 20 ans, d’origine Kurde vient de Saint Germain-les-Arpajon et étudie à l’Université Nanterre-Saint Denis.

En plus d’avoir voyagé dans plusieurs pays en Europe, il parle couramment le kurde et a aussi un niveau intermédiaire d’anglais. Il cherche à consacrer sa vie pour un monde plus juste ce qui l’a poussé à s’engager à YES Akademia à travers IMPOWER.

Selon lui, l’éducation est essentiel pour changer les mentalités dans le monde. Ce qui révolte Memet sont les origines sociales qui pèsent sur la réussite scolaire, il est aussi vraiment concerné par l’écart entre les plus riches du monde et les plus pauvres.

Il a déjà des expériences professionnelles : il a travaillé sur des marchés, comme équipier chez McDonald’s, et animateur dans des centres loisir. Il s’engage aussi dans des activités sportives comme le foot et la natation.

Memet est une personne entière, qui montre une connaissance profonde du monde autour de lui. Il est sérieux, assidu, ouvert d’esprit et à une grande capacité d’adaptation. Il est motivé, prend beaucoup d’initiatives, et sait motiver les autres avec son humour.

Appels à mentors 2018-2019 !

Appels à Mentors, quelques heures par mois, à partir de septembre 2018 

Recherche de l’Autonomie, valorisation de la Bienveillance, affirmation de la Citoyenneté et respect de la DifférenceCes valeurs résonnent en vous ? Et vous souhaitez vous engager pour la jeunesse ? Vous êtes au bon endroit !! 
YES Akademia (YAKA) est une association d’empowerment, de leadership et de solidarité qui accompagne les jeunes en France et dans nos pays partenaires au Sénégal, Nicaragua, Haïti et Inde, à libérer leur potentiel, à prendre confiance en eux, à devenir autonome et à s’engager pour le monde.
Comment ? A travers de nombreux programmes socio-éducatifs.
Ils sont jeunes, ils ont entre 15 et 26 ans pour notre programme de leadership et de solidarité internationale (IMPOWER) et entre 18 et à 35 ans pour notre autre programme phare de déclic à l’entrepreneuriat responsable (PRESS START). Ils viennent d’horizons différents, de milieux différents, et ils se sont tous engagés sur le long terme pour devenir acteurs de changement et entrepreneurs de leur vie.
Avec IMPOWER, durant huit mois ils se sont rencontrés de façon hebdomadaire et ont échangé, discuté de nombreux enjeux : Solidarité internationale, identité, engagement citoyen, interculturel, esprit critique, prise de parole en public... Grâce à la pédagogie mise en oeuvre par l’équipe de bénévole de YES Akademia, ils ont élargi leurs horizons, et ont entrepris de s’engager (maraudes, levées de fonds, projets pédagogiques…). 
Ils préparent maintenant la seconde phase du programme : une immersion de 45 jours en Inde pour certains, au Sénégal pour d’autres. Au programme : Échange interculturel, forums, ateliers, débats, projets médias, et bien d’autres projets. 
A leur retour, les jeunes lauraéts d’IMPOWER se lanceront dans la mise en place de projets de leurs choix : Ateliers de self défense féminine au Sénégal, inclusion des personnes atteintes de maladies mentales, pièce de théâtre sur les migrations, documentaire portant sur l’interculturel…un court aperçu des projets de ces jeunes passionnés. 
Les jeunes lauréats de PRESS START ont passé une semaine en mai dans une ferme de la France à Albi à faire du WWOOFING et à monter leurs business plans, suivi d’une semaine à rencontrer des dizaines d’entrepreneurs à Marseille et à Paris.
Vous êtes encore là ? Vous souhaitez en savoir davantage concernant tous ces jeunes lauréats ? On le comprend, ils sont géniaux ! Voici leurs biographies.
Mais vous vous demandez probablement quel serait votre rôle en tant que mentor et à quoi vous vous engageriez ? 
A la rentrée 2018, vous aurez à accompagner un jeune à votre rythme : Vous définissez ensemble la fréquence à laquelle vous vous voyez et la façon dont vous le faites (réunions physiques, points téléphoniques, échange de mails). Nous recommandons 4 heures par mois.
Votre rôle est alors de discuter avec le jeune lauréat, de le conseiller, de le soutenir, de lui ouvrir votre réseau. Le mentorat dure entre septembre et mai pour IMPOWER et septembre et août pour PRESS START.
Vous êtes accompagnés durant votre engagement par une coordinatrice, des points mensuels, des rencontres avec les autres mentors et jeunes seront organisées.
Vous êtes intéressés ? Remplissez le dossier de candidature suivant => http://yesakademia.ong/dossier-accompagner/ 
 
vite avant le 18/08/2018 !
Vous souhaitez en savoir plus ? Rendez vous sur notre site internet ou écrivez nous à accompagner@yesakademia.ong

Lucas Buendia, 6ème promotion IMPOWER, Sénégal été 2017, 19 ans

lucas buendiaJe m’appelle Lucas et j’ai 19 ans. Je suis étudiant en deuxième année de droit et en première année de philosophie. J’ai connu YES Akademia grâce à un ami qui m’a présenté l’association et ce fut un coup de coeur assez spontané. Ce n’est pas la simple enseigne qui m’a plu ou bien le label d’organisation humanitaire mais la recherche et le questionnement de plusieurs jeunes sur des problématiques qui sont, à mon sens, extrêmement importantes et devraient être abordées fréquemment.

Entre autre, les inégalités sociales et la question de l’identité furent des ateliers qui m’ont marqués car je ne pensais pas recevoir autant de réponses de la part de gens de ma génération mais plutôt de soi-disant experts passant sur les médias ou à travers des livres.

Si je me dois de me présenter, alors j’essaierai de le faire le plus complètement possible. Imaginez un gars assez ouvert qui veut toucher à tout, emporté par une curiosité extrême, mais qui ne sait pas canaliser cette curiosité afin de toucher aux choses profondément et non en surface. Cette canalisation m’a été offerte par YES Akademia non parce que il s’en était donné une mission mais grâce à l’environnement dans lequel l’on y construit des projets dont la participation demande une implication sincère à défaut de laquelle on risquerait de croiser un peu de frustration. Car effectivement c’est la promesse d’une exploitation de notre capacité, jusqu’ici cachée, et lorsque l’on voit ce que certains membres réussissent à en tirer, il est difficile de se mentir en croyant que l’inaction n’est que la conséquence d’une fatalité de l’âge.

Raison pour laquelle dans ma participation au voyage au Sénégal de 2ème phase et pendant les ateliers, j’ai essayé de tirer au maximum profit des opportunités qui m’étaient offerte et j’ai réalisé l’ampleur de l’impact que je pouvais avoir à travers des actions simples et parfois plus complexes qui ne demandent qu’une seule qualité : la motivation. Le reste est aiguillé par l’association.

Il me semble que c’est en réalité un médiateur entre les jeunes générations internationales et le problématiques contemporaines, et qu’il convient d’en user le mieux possible. L’échange interculturel en est l’illustration. Le mien s’est déroulé au village de Mbourohk au Sénégal dans un cadre extrêmement inspirant en étant accompagné de personnes incroyables avec lesquels j’ai pu réaliser divers projets tel que l’organisation de deux forums où j’ai eu le rôle de Microphone speaker, soit ambianceur des foules ! J’ai également gardé contact avec certaines relations fortes que j’ai établi sur place.

Cet usage de nos capacités que nous offre YES Akademia se concrétise à travers le projet de troisième phase où je me suis donné pour mission de mettre en place des formations aux premiers secours suite à un accident sur la route du marché de Sandiara au Sénégal, où j’ai réalisé que personne n’était en mesure d’attribuer les premiers soins à la victime  en attendant l’arrivée des pompiers. Ce projet n’est encore qu’à ses prémisses et j’espère pouvoir le réaliser l’année prochaine !

Text Widget

Placerat vel augue vitae aliquam tinciuntool sed hendrerit diam in mattis ollis don ec tincidunt magna nullam hedrerit pellen tesque pelle.