Récit de Nour, lauréate 7ème promo IMPOWER, octobre 2018

13 octobre 2018

Chères amies, chers amis

Nour en IndeJe m’appelle Nour et je suis étudiante à Paris 8 Saint Denis. Je lis beaucoup, j’aime écrire, faire des montages vidéos, etc. Pour faire simple, dès que j’ai du temps libre je m’ajoute une nouvelle activité pour en apprendre d’avantage. J’habite à Noisy-le-grand et j’ai 20 ans. J’en avais 19 lorsque j’ai entendu parler de l’association YES Akademia (YAKA) pour la première fois à un stand au Grand 8 de Paris 8 Saint Denis en septembre 2017. Après avoir découvert l’ONG de YAKA, j’ai pris la décision de postuler pour faire parti de la 7ème promotion de son programme phare IMPOWER.

En effet, cette opportunité tombait à point : j’étais dans le flou, je ne savais plus si mes études de math et d’informatique m’intéressaient réellement. Il me fallait des projets concrets, de l’autonomie, m’ouvrir à de nouvelles thématiques et de nouveaux enjeux. J’avais besoin de faire une pause dans ma vie, de savoir où j’en étais et ce que je voulais.

YAKA m’a permis de prendre ce temps là quand j’ai été accepté au programme IMPOWER à partir de novembre 2017 : chaque samedi, je retrouvais des personnes de tous horizons, toutes plus inspirantes les unes que les autres, les lauréats et les staffs. J’ai échangé avec elles, partagé et débattu sur les thématiques abordées lors des ateliers, sur des thématiques comme l’auto-critique des médias, la solidarité dans le monde et l’écologie. On a effectué ensemble des maraudes, des sorties, des accueils d’autres jeunes d’autres pays et tout simplement des rencontres motivantes. Au fur et à mesure que les semaines passaient, je me suis découvert un intérêt pour des sujets qui m’importaient peu jusque là. Je suis devenue plus curieuse et informée.

Nour en Inde été 2018Cette première phase du programme a duré 8 mois jusqu’à début juillet durant lesquels je n’ai cessé d’observer de nouvelles perspectives, tout en aiguisant la mienne.

Puis la deuxième phase d’échange interculturel du programme phare a ensuite eu lieu de mi juillet à fin août. Mon voyage en Inde dans le village de Galtare, à 2h de Mumbai. J’ai logé chez une famille incroyablement altruiste. J’ai passé des soirées entières à jouer aux cartes avec les copines de ma petite soeur d’accueil Nikita. J’ai eu des fous rires avec des locaux ne partageant même pas ma langue. Nous avons visité Mumbai le temps d’une journée, profité des sources chaudes d’un village pour se baigner, ou encore sommes montés à 8 dans des rickshaw réservés pour 4 personnes. Le paysage était juste magnifique à Galtare : nous étions entourés de rizières, de montagnes et de rivières. Il y avait même des cascades, où nous avons fini par nous baigner. Je n’avais jamais vu un vert aussi éclatant. Le dernier soir au village, nous avons fait un grand repas, et toutes les familles se sont regroupées pour passer ces derniers instants avec nous.  

inde 2018

J’étais venu en Inde avec en tête tout plein d’idées d’ateliers à effectuer. Ce n’est qu’en arrivant au village que je me suis rendu compte que la plupart n’étaient pas faisables, à cause de la barrière de la langue, du manque de matériel, ou pour d’autres raisons. Mais cela ne m’a pas empêché de m’adapter et de trouver des nouvelles idées sur place. Cela m’a énormément appris sur prendre en compte les besoins des gens et non pas seulement ce que je souhaite faire. Il est difficile de prévoir à l’avance sans avoir eu un premier contact. Ce voyage est tout simplement une porte vers le monde, et il nous permet d’aller à sa rencontre.

Pendant ce voyage de 45 jours, qui paraissait une éternité sur place, avec mes camarades de la promotion on s’interrogeait tous à un moment ou à un autre sur l’impact que l’on aurait sur le village, les locaux. On voulait absolument apporter des solutions, construire des choses, financer un projet. On a eu peur de minimiser notre potentiel impact, peur de regretter de n’avoir rien apporté de concret aux villageois. D’ailleurs sur place, ce n’était pas immédiatement évident de se rendre compte du réel impact qui se produisait, autant sur le village que sur les lauréats français et indiens.

C’était que lors de notre départ que l’on a réussi à voir tout ce que l’on avait fait pendant les 45 jours : j’avais aidé à construire une machine à laver qui sera utilisé dans le village et pour la journée internationale de la jeunesse le 12 août j’avais co-construis un forum à Mumbaï avec plus de 150 jeunes indiens à débattre sur des sujets en lien avec le développement de la jeunesse. Mais plus que tout, j’avais connecté avec une nouvelle famille d’accueil qui je considère être ma propre famille. Et mon voyage ne s’arrête pas là car je compte bien les revoir un jour.Inde Forum 2018

Je ne saurais trouver encore les bons mots pour décrire ce voyage d’échange interculturel de YAKA (cela fait que un mois et demi que je suis rentrée), mais si je sais une chose c’est qu’apprendre à découvrir ces personnes, ces enfants, ces adultes ou encore ces personnes âgées, partageant ma langue ou non, et me dévoiler à elles en retour, a constitué les souvenirs les plus précieux que j’en garde pour l’instant. Le côté incroyablement humain.

Aujourd’hui, je me sens prête à entamer ma troisième phase avec YAKA : je vais créer avec mes collègues de la promotion qui sont partis en Inde avec moi, des ateliers “low-tech” à Paris et je suis accompagné par un mentor plus que inspirant, Ibrahima. Et malgré que cette phase prendra fin en mai 2019 avec notre remise des diplômes, mon voyage avec YES Akademia ne s’arrête pas là : je suis fière d’être lauréate de la 7ème promotion d’IMPOWER by YES Akademia mais aussi de m’engager cette année auprès d’eux en tant que volontaire en service civique.

Pour les futurs lauréats du programme IMPOWER, osez. C’est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire, et vous ne serez jamais perdants. N’ayez pas peur de proposer vos idées. Prenez le temps de profiter de chaque instant, de chaque rencontre, car malgré ce que l’on pense, le programme passe très vite. Une personne m’a dit un jour qu’on pense souvent qu’en allant dans ces pays « moins avancés » c’est nous qui allons leur apporter des choses. On se trompe. Nous leur apportons du matériel tandis qu’ils nous apprennent la vie.

Cette personne avait raison.

Nour en Inde été 2018 3

Groupe Inde été 2018

Témoignage de Memet, lauréat de la 7ème promotion d’IMPOWER :

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« Jusque maintenant, mon engagement à YAKA s’est déroulé en deux phases. De septembre 2017 à juillet 2018, nous avons eu, de manière hebdomadaire (tous les samedis après-midi), 35 ateliers pédagogiques citoyens et solidaires de trois heures par semaine sur l’engagement, le développement. L’un des enjeux de ces ateliers était de nous préparer au voyage d’immersion solidaire et interculturel d’une durée de 45 jours, celui-ci représentant la seconde phase (juillet-août 2018). Lors des ateliers hebdomadaires, nous étions des participant-e-s et des animateurs (de Yaka) se chargeaient de préparer les ateliers. Lors de ce voyage d’immersion, nous étions des acteurs/actrices car il nous incombait de préparer les ateliers, organiser des évènements etc, au cours de ce voyage dans le village de Soussane (département de Mbour) au Sénégal.

Ce voyage d’immersion est avant tout un voyage interculturel entre les lauréats de France (dont je fais partie) et jeunes soussanoise-s. Notre rôle (car nous étions un groupe de 15 lauréats, 12 français-e-s et 3 Dakarois-e-s) a été d’animer la vie du village pendant tout notre séjour. Chaque semaine, une journée était consacrée à l’élaboration d’ateliers (dans l’ordre, éducation, environnement, économie, politique, culture et société). De plus, on a fait des business Battle (confectionner un produit et le vendre), un projet de micro développement et l’évènement majeur; le forum.

La plupart des choses qu’on a mises en place sont à situer dans une démarche collective car nous étions avant tout un groupe. Avec des camarades, nous avons participé à l’élaboration de plusieurs ateliers pédagogiques. A titre personnel, j’ai contribué aux ateliers sur l’éducation, l’économie et la politique. Sur l’éducation, j’ai parlé de l’échec scolaire où devant plus de 50 personnes, je suis revenu sur mon échec en classe préparatoire, ce qui était particulièrement difficile mais nécessaire pour leur montrer que l’échec était chose universelle.

Sur le thème de l’économie, nous avons élaboré l’atelier en planifiant les intervenant-e-s, et ce qui était intéressant, c’est que les femmes du village, généralement absentes pour des tâches domestiques, sont intervenues pour nous parler de leur banque de crédit. L’atelier politique, j’ai dû l’élaborer seul et même si cela a été dure car situé en fin de séjour, juste après le forum, les réactions positives de mes camarades me font considérer que cela a été une réussite. Je devais notamment faire une introduction à la politique et leur parler des enjeux de l’élection présidentielle de 2017. Nous avons mis en place un projet de micro développement, où les villageois-e-s devaient énoncer leurs besoins, sans que nous ayons à intervenir, et c’est l’idée de construction d’un moulin qui l’a emporté après un vote où plus de 100 villageois-e-s se sont exprimés.

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Il y a beaucoup de choses que j’ai appréciées. Le forum a été l’un des moments les plus forts de ce voyage. Le forum est une journée organisée par les lauréat-e-s et les villageois-e-s, où plusieurs invités de renoms ont été conviés, notamment un représentant du ministère de l’agriculture sénégalais ainsi que Mamadou Mar, jeune sénégalais qui a remporté le plus grand concours universitaire africain, en plus d’autres invités. En plus du fait que ces invités vont débloquer des bourses pour des formations professionnelles ou encore prendre en compte des dossiers (dans l’agriculture) pour avoir des subventions de l’Etat, cette journée a été très importante car plus de cent villageois-e-s (avec villages alentours) étaient présent-e-s. C’est une journée où se conjuguent interventions et présentations des invités, openspace (débats sur des thèmes comme l’éducation, politique, famille, religion, santé + une restitution collective), appel à projets avec présentation à l’oral, pièce de théâtre, animations.

Tout cela devait être organisé par nous-mêmes. Dans cette perspective, plusieurs équipes avaient des rôles bien précis dans la préparation du forum, une équipe chargée de la logistique, une autre de la communication, une troisième équipe s’occupant de la nourriture et une dernière équipe travaillant sur la pédagogie. Mon rôle pendant ce forum; j’étais dans l’équipe pédagogie, nous avons choisi les thèmes de l’open-space et étions référents pour le bon déroulé de notre open-space, où nous devions rappeler des règles d’écoute, de bienveillance, de liberté d’expression et où nous devions répartir la parole entre différents participants. J’ai également aidé la maitresse de cérémonie, Fatou, qui avait 16 ans, à préparer ses interventions et le jeune Djibril à préparer son discours pour son projet de reboisement. Les ateliers prises de parole, que j’animais, sont les actions dont je suis le plus fier, au regard de l’intérêt des villageois et des progrès réalisés à l’oral.

J’ai rencontré beaucoup de difficultés lors du voyage mais un moment a été très difficile pour moi : la remise en question de ma place dans le groupe, je m’explique. Dès le début du voyage, je me suis affirmé dans le groupe pour être force de propositions et être un moteur dans le bon déroulé de notre immersion. Il y avait une chose que je n’avais pas soupçonnée en arrivant au Sénégal, je ne connaissais pas énormément le travail en groupe et ne savais pas qu’en réalité, nous n’étions pas qu’un ensemble d’individualités mais qu’à nous tous, nous ne faisions qu’un. En effet, je ne me doutais pas que mes actions personnelles pouvaient avoir des répercussions (positives mais en l’occurrence) négatives pour la vie du groupe. Nous sommes au début de notre séjour, je prends beaucoup de place dans le groupe, trop de place avec le recul même si cela partait toujours d’une bonne volonté. Certaines choses ne me conviennent pas et je n’hésite pas à le communiquer à l’ensemble du groupe, sans y mettre la forme, en parlant uniquement de ce qui ne va pas.

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Suite à un entretien avec Marie, ma référente, où à juste titre, elle m’énonce un certain nombre de choses sur lesquelles je dois travailler, s’enchaine une profonde remise en question. Après avoir réfléchi longtemps, je me jure d’essayer d’être constructif, de dire quand les choses ne vont pas mais également de dire ce qui a été dans nos différents travaux. Auparavant, je devenais problématique pour la vie du groupe car je ne cessais de me plaindre sans être constructif. De plus, je me suis mis en retrait car je prenais trop de place dans la vie du groupe. Un vrai leader n’est pas une personne qui prend les devants en laissant les autres sur le côté. Non, un vrai leader est une personne qui sait prendre les devants, mais qui veille toujours à inclure ses camarades, faire en sorte de mettre à profit du groupe ses qualités (pas dans un objectif individualiste). Mes camarades ont vu ce changement en moi, j’espère avoir changé positivement.

Ce qui m’a surpris dans mon engagement associatif et mon voyage au Sénégal, c’est que ces gens qui vivent dans un village, sans électricité, ni eau potable, semblent plus heureux que nous. Je vous disais auparavant que ma plus grande fierté était d’avoir mis en place des ateliers prise de parole. En France, j’ai suivi des cours de rhétorique, été initié à la prise de parole public, et mon but était de leur partager ce peu d’expérience que j’avais. Laissez-moi vous dire ma surprise lorsque j’ai vu ces jeunes de Soussane prendre la parole pour parler de sujets qui leur tiennent à cœur, comme l’émancipation de la femme, la pauvreté, la volonté. J’ai été très agréablement surpris par les progrès qu’ils/elles ont pu faire dans la prise de parole en public.

J’ai également été surpris par la reconnaissance des villageois-e-s sur ce qu’on a pu apporter au village en si peu de temps. Concernant le projet du moulin, qu’ils/elles ont choisi, on a donné une part avant de partir et la majorité de la somme, ce sont les lauréat-e-s et les jeunes du village qui vont se mobiliser pour avoir l’argent. Nous nous sommes engagés à récolter une certaine somme d’argent ici à Paris, et cela m’a beaucoup surpris de voir tout le monde investi dans cette démarche. En réalité, nous ne sommes restés que 6 semaines là-bas, je pensais avant de partir que cela allait surtout profiter à nous, française-s, mais croyez-moi, avant de partir, ils/elles étaient vraiment très reconnaissant-e-s de notre action.

On a compris en partant tout ce qu’on a laissé au village, à savoir, le projet de micro-développement, mais la chose la plus importante, ils/elles ont appris autant que nous pendant ce voyage interculturel. En agissant avec eux/elles, ils/elles se sont rendus compte qu’ils/elles pouvaient prendre leurs destins en main, on a participé au fait de redonner de la confiance à ces jeunes, et je vous prie de me croire, cela a une valeur inestimable. Depuis mon engagement associatif dans Yes Akademia, la personne que je suis aujourd’hui, comparée à celle que j’étais avant de m’engager, n’est clairement plus la même. Les ateliers hebdomadaires m’ont permis d’ouvrir mon esprit, d’avoir de l’intérêt pour des sujets qui n’avaient que très peu importante à mes yeux. Avec le voyage d’immersion solidaire et culturel, je ne suis plus le même individu. Je me rends compte de la chance que j’ai de vivre dans un pays développé, avec tout le confort matériel d’ici.

Mon engagement m’a permis d’évoluer car je me suis rendu compte que le confort matériel ne faisait pas tout, et que ces gens, malgré leur condition de vie rudimentaire, semblaient plus heureux que nous. Ces personnes sont d’une hospitalité qu’on ne peut pas soupçonner, la fameuse Téranga sénégalaise, nous l’avons vue, ressentie au quotidien; une véritable leçon d’humanité

Mon engagement m’a permis d’évoluer car j’ai compris que je pouvais être un acteur du changement. Avant cela, j’avais l’impression qu’il était impossible de faire certaines choses mais aujourd’hui, je le sais, pour changer les choses, avec de la volonté, rien est impossible.

Vous savez, à notre retour en France, avec Yes Akademia, nous devons mettre en place un projet de troisième phase, entre septembre et janvier, jamais, je ne m’étais imaginé avoir comme projet de troisième phase d’accompagner une jeune du village, Fatou Diome dans ses études, en l’aidant financièrement, moralement sur le long terme. Merci à Yaka pour cela.

Mon engagement associatif m’a changé, ce voyage interculturel au Sénégal m’aura bouleversé, remis en question, appris à me connaitre davantage. YES Akademia m’aura ouvert l’esprit, sensibilisé à beaucoup de choses, appris à prendre confiance en moi, à considérer que rien n’était impossible. Mon engagement dans cette ONG m’a fait prendre conscience de mes qualités et a fait en sorte qu’aujourd’hui, je n’ai aucune crainte quant à la possibilité d’étudier dans une grande école, même si j’en connais les difficultés et l’exigence. »

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Inscriptions ouvertes IMPOWER 2018-2019 : 8ème promotion !

Che.è.r.e jeune engagé.e,

Êtes-vous prêt.e.s à devenir acteur de changement aujourd’hui aux niveaux local, national, mondial? 🌍 🇫🇷 🇸🇳 🇮🇳 🇭🇹 🇳🇮 🇩🇴

Etes-vous motivé.e.s à devenir entrepreneur de votre vie et citoyen du monde ?


De nombreux jeunes engagés de partout en Ile-de-France s’inscrivent tous les ans depuis 2012 au programme phare de YES Akademia IMPOWER. Nous acceptons 30 lauréats par promotions avec une liste d‘attente.


Si vous voulez devenir lauréat.e de la 8ème promotion dIMPOWER, vous pouvez d‘abord remplir le dossier d‘inscription initial en 3 minutes : ici.


Pour mieux nous connaître, vous pouvez aussi venir nous rencontrer en semaine ou un samedi pour nous poser toutes vos questions, parler avec notre équipe, les lauréats et anciens lauréats, dans nos bureaux au 14 rue Scandicci, 93500, Pantin, 22ème étage (métro Hoche ou Tram 3b Delphine Seyrig). Merci de nous prévenir en avance si vous comptez venir nous voir ! Le groupe Facebook pour nous poser des questions est ici.


Vous trouverez plus d‘information ci-dessous. Merci et à très bientôt on espère !


Solidairement,


Toute l‘équipe de YES Akademia (YAKA)



Les inscriptions pour la 8ème promotion du programme IMPOWER c’est jusqu’au 14 octobre 2018 minuit ici : www.yesakademia.ong/admissions (ateliers hebdomadaires à la Courneuve, Pantin, Montreuil, Clichy-Sous-Bois, Noisy-Le-Grand, Paris 18ème, Paris 3ème).

Si pré-admis à la 8ème promotion, il faudra soumettre toutes les pièces nécessaires pour être admis : photocopie du passeport ou récipissé, fiche médicale, dépôt de 50€ de frais d‘inscription et contrats signés.

 

Afin de participer au programme, il faut tout d‘abord :

❇Avoir entre 15 et 26 ans

❇︎ Vouloir devenir un leader et un acteur de changement

❇Vivre en Ile-de-France

Vous pouvez vous inscrire avant le 14 octobre 2018 pour avoir la chance de participer à l’expérience unique d’IMPOWER — notre programme de leadership, d’échange interculturel et d’entrepreneuriat responsable qui dure de entre 14 et 18 mois et qui se décompose en 3 phases :

(1) Réflexion et Esprit Critique, novembre – juin

(2) Immersion et Solidarité – juillet et août (voyage dans un village au Sénégal, en Inde, en Haïti ou au Nicaragua)

(3) Montage de projet et Création, septembre – décembre ou mai

–> cela représente en moyenne 2 heures par semaine de votre temps, surtout les samedi après-midi, et le voyage de 45 jours à l’international pendant l’été à temps plein.//

Depuis janvier 2012, 1500 jeunes ont participé aux différents programmes de YES Akademia, dont 250 qui ont pu participer au voyage d’immersion et de solidarité au 🇳🇮 🇸🇳 🇭🇹 🇮🇳 🇫🇷.

🌐

IMPOWER est une expérience unique dans l’immersion et dans l’interculturel et qui permet des rencontres diverses et inspirantes dans un environnement international. Ces activités développent le leadership et la découverte de soi dans un collectif et utilisent les outils de l’empowerment et l’éducation au développement et à la citoyenneté. IMPOWER permet aussi un engagement sur le long terme avec un angle de « community mobilizing ».

 

Les quatre étapes pour être admis à YES Akademia :

❀ 1) Allez sur www.yesakademia.ong/dossier1 pour remplir un dossier préliminaire d’inscription. Vous pouvez aussi remplir directement le dossier plus long si vous êtes sûrs de vouloir postuler : http://yesakademia.ong/dossierphare/

❀ 2) Si vous remplissez les critères, nous vous contacterons pour vous expliquer la suite.

❀ 3) Si vous êtes éligible à participer à IMPOWER, nous vous demanderons d’obtenir 2 lettres de recommandation

: www.yesakademia.ong/recommandation

❀ 4) Si vous remplissez les critères, vous aurez un entretien fin octobre 2018

Pour toutes questions, vous pouvez nous envoyer un e-mail à admissions@yesakademia.ong, nous appeler au 06 41 71 72 43 ou nous retrouver sur Facebook ici.

« YAKA est un peu notre REDBULL. YAKA donne des ailes ! J’apprends beaucoup sur moi, comment je me détermine et quel type d’impact je peux avoir dans le monde. » Maimouna HAÏDARA, voyagé 45 jours au Sénégal l’été 2015, lauréate 4ème promotion IMPOWER, staff bénévole chez YAKA, Présidente du comité des jeunes de France de YAKA, élève-avocate à l’EFB (plus de témoignages disponibles sur notre blog ici)

Pour en découvrir davantage :

☆ La brochure sur IMPOWER : ici

☆ Vidéo sur notre fondatrice Sarah Gogel et les jeunes lauréats : ici

☆ Vidéo de notre gala des 6 ans de YAKA en novembre 2018 : ici

☆ Vidéo sur la remise des diplômes 2017 à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) : ici

☆ Documentaire sur notre séjour lors de la 2ème phase (40min) : ici

☆ Reportage sur LCI en 2015 : ici

☆ Court métrage réalisé par Lola et Maïmouna (deux anciennes lauréates) sur la situation des femmes en Haïti et au Sénégal : ici

☆ Documentaire réalisé par Ndeye Samb (ancienne lauréate) sur l’échange interculturel en Inde : ici.

☆ Récits de voyage 2017 : ici.

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YES Akademia (YAKA) accompagne les jeunes de tous horizons à réaliser leur potentiel et devenir entrepreneurs de leurs vies.

YAKA, association loi 1901 depuis 2012 en France, agréé Jeunesse Education Populaire (JEP) du ministère des sports de l’éducation populaire et de la vie associative, accompagne les jeunes de tous horizons qui ont entre 15 et 35 ans via des programmes socio-éducatifs innovateurs et solidaires pour ensemble : « rêver, oser et agir dans la diversité ».

YAKA vise à rétablir l’égalité des chances pour les jeunes, afin de favoriser leur réussite et de leur permettre de transmettre une dynamique vertueuse d’ouverture et d’épanouissement à tout leur entourage. Les jeunes explorent ensemble l’étendue de leur potentiel via le programme phare de YAKA, « Impower » (300h de formation avec 2h/semaines d’ateliers sur l’année et 6.5 semaines de voyage interculturel et solidaire) et d’autres programmes comme « Press Start » focalisé sur le déclic à l’entrepreneuriat responsable (100 heures de formation sur 15 jours en mai et un suivi à distance d’un an).

YAKA forme chaque année 500 jeunes lauréats à l’acquisition d’un esprit critique et au leadership grâce d’une part à des ateliers sur des sujets de société et d’empowerment et d’autre part à des voyages multi-disciplinaires et solidaires en France, en Amériques, en Asie ou en encore en Afrique (ex: Nicaragua, Haïti, Sénégal et Inde). Les lauréats deviennent acteurs de changement et entrepreneurs de leurs vies et s’imprègnent des sujets variés : l’engagement citoyen, le leadership et l’expression de leurs propres idées, le milieu professionnel, le développement de projets, l’entrepreneuriat responsable, l’interculturalité, la coopération et le développement international, les enjeux environnementaux et sociétaux et la création artistique. Dans tous les programmes de YAKA les lauréats sont suivis par des animateurs, mentors, coachs ou experts.

En 2017, YAKA a été reconnu par le réseau européen de l’innovation dans l’éducation globale (GENE) financé par le Ministère des Affaires Étrangères.

Quelques partenaires et sponsors de YAKA : La Ville de Paris, la Ville de la Courneuve, la Ville de Clichy-Sous-Bois, la Ville de Noisy-le-Grand, la Région Ile-de-France, La Guilde, Erasmus +, le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), Association ASAD, Lycée Jacques Brel, Maison Pour Tous Youri Gagarine, Association Stains Espoir, Association des Anciens du Lycée Suger, Lycée Rocroy, AWG Paris, Association 120W, Makesense au Sénégal, France Volontaires au Sénégal, Reality Gives en Inde, le FONJEP (MEAE), la Fondation HSBC pour l’Education, la Fondation Zellidja.

Appels à mentors 2018-2019 !

Appels à Mentors, quelques heures par mois, à partir de septembre 2018 

Recherche de l’Autonomie, valorisation de la Bienveillance, affirmation de la Citoyenneté et respect de la DifférenceCes valeurs résonnent en vous ? Et vous souhaitez vous engager pour la jeunesse ? Vous êtes au bon endroit !! 
YES Akademia (YAKA) est une association d’empowerment, de leadership et de solidarité qui accompagne les jeunes en France et dans nos pays partenaires au Sénégal, Nicaragua, Haïti et Inde, à libérer leur potentiel, à prendre confiance en eux, à devenir autonome et à s’engager pour le monde.
Comment ? A travers de nombreux programmes socio-éducatifs.
Ils sont jeunes, ils ont entre 15 et 26 ans pour notre programme de leadership et de solidarité internationale (IMPOWER) et entre 18 et à 35 ans pour notre autre programme phare de déclic à l’entrepreneuriat responsable (PRESS START). Ils viennent d’horizons différents, de milieux différents, et ils se sont tous engagés sur le long terme pour devenir acteurs de changement et entrepreneurs de leur vie.
Avec IMPOWER, durant huit mois ils se sont rencontrés de façon hebdomadaire et ont échangé, discuté de nombreux enjeux : Solidarité internationale, identité, engagement citoyen, interculturel, esprit critique, prise de parole en public... Grâce à la pédagogie mise en oeuvre par l’équipe de bénévole de YES Akademia, ils ont élargi leurs horizons, et ont entrepris de s’engager (maraudes, levées de fonds, projets pédagogiques…). 
Ils préparent maintenant la seconde phase du programme : une immersion de 45 jours en Inde pour certains, au Sénégal pour d’autres. Au programme : Échange interculturel, forums, ateliers, débats, projets médias, et bien d’autres projets. 
A leur retour, les jeunes lauraéts d’IMPOWER se lanceront dans la mise en place de projets de leurs choix : Ateliers de self défense féminine au Sénégal, inclusion des personnes atteintes de maladies mentales, pièce de théâtre sur les migrations, documentaire portant sur l’interculturel…un court aperçu des projets de ces jeunes passionnés. 
Les jeunes lauréats de PRESS START ont passé une semaine en mai dans une ferme de la France à Albi à faire du WWOOFING et à monter leurs business plans, suivi d’une semaine à rencontrer des dizaines d’entrepreneurs à Marseille et à Paris.
Vous êtes encore là ? Vous souhaitez en savoir davantage concernant tous ces jeunes lauréats ? On le comprend, ils sont géniaux ! Voici leurs biographies.
Mais vous vous demandez probablement quel serait votre rôle en tant que mentor et à quoi vous vous engageriez ? 
A la rentrée 2018, vous aurez à accompagner un jeune à votre rythme : Vous définissez ensemble la fréquence à laquelle vous vous voyez et la façon dont vous le faites (réunions physiques, points téléphoniques, échange de mails). Nous recommandons 4 heures par mois.
Votre rôle est alors de discuter avec le jeune lauréat, de le conseiller, de le soutenir, de lui ouvrir votre réseau. Le mentorat dure entre septembre et mai pour IMPOWER et septembre et août pour PRESS START.
Vous êtes accompagnés durant votre engagement par une coordinatrice, des points mensuels, des rencontres avec les autres mentors et jeunes seront organisées.
Vous êtes intéressés ? Remplissez le dossier de candidature suivant => http://yesakademia.ong/dossier-accompagner/ 
 
vite avant le 18/08/2018 !
Vous souhaitez en savoir plus ? Rendez vous sur notre site internet ou écrivez nous à accompagner@yesakademia.ong

Lucas Buendia, 6ème promotion IMPOWER, Sénégal été 2017, 19 ans

lucas buendiaJe m’appelle Lucas et j’ai 19 ans. Je suis étudiant en deuxième année de droit et en première année de philosophie. J’ai connu YES Akademia grâce à un ami qui m’a présenté l’association et ce fut un coup de coeur assez spontané. Ce n’est pas la simple enseigne qui m’a plu ou bien le label d’organisation humanitaire mais la recherche et le questionnement de plusieurs jeunes sur des problématiques qui sont, à mon sens, extrêmement importantes et devraient être abordées fréquemment.

Entre autre, les inégalités sociales et la question de l’identité furent des ateliers qui m’ont marqués car je ne pensais pas recevoir autant de réponses de la part de gens de ma génération mais plutôt de soi-disant experts passant sur les médias ou à travers des livres.

Si je me dois de me présenter, alors j’essaierai de le faire le plus complètement possible. Imaginez un gars assez ouvert qui veut toucher à tout, emporté par une curiosité extrême, mais qui ne sait pas canaliser cette curiosité afin de toucher aux choses profondément et non en surface. Cette canalisation m’a été offerte par YES Akademia non parce que il s’en était donné une mission mais grâce à l’environnement dans lequel l’on y construit des projets dont la participation demande une implication sincère à défaut de laquelle on risquerait de croiser un peu de frustration. Car effectivement c’est la promesse d’une exploitation de notre capacité, jusqu’ici cachée, et lorsque l’on voit ce que certains membres réussissent à en tirer, il est difficile de se mentir en croyant que l’inaction n’est que la conséquence d’une fatalité de l’âge.

Raison pour laquelle dans ma participation au voyage au Sénégal de 2ème phase et pendant les ateliers, j’ai essayé de tirer au maximum profit des opportunités qui m’étaient offerte et j’ai réalisé l’ampleur de l’impact que je pouvais avoir à travers des actions simples et parfois plus complexes qui ne demandent qu’une seule qualité : la motivation. Le reste est aiguillé par l’association.

Il me semble que c’est en réalité un médiateur entre les jeunes générations internationales et le problématiques contemporaines, et qu’il convient d’en user le mieux possible. L’échange interculturel en est l’illustration. Le mien s’est déroulé au village de Mbourohk au Sénégal dans un cadre extrêmement inspirant en étant accompagné de personnes incroyables avec lesquels j’ai pu réaliser divers projets tel que l’organisation de deux forums où j’ai eu le rôle de Microphone speaker, soit ambianceur des foules ! J’ai également gardé contact avec certaines relations fortes que j’ai établi sur place.

Cet usage de nos capacités que nous offre YES Akademia se concrétise à travers le projet de troisième phase où je me suis donné pour mission de mettre en place des formations aux premiers secours suite à un accident sur la route du marché de Sandiara au Sénégal, où j’ai réalisé que personne n’était en mesure d’attribuer les premiers soins à la victime  en attendant l’arrivée des pompiers. Ce projet n’est encore qu’à ses prémisses et j’espère pouvoir le réaliser l’année prochaine !

Jyoti Nallatamby, lauréate 6ème promotion IMPOWER, 18 ans

jyotiBonjour, je m’appelle Jyoti Nallatamby, j’ai 18 ans. Je me suis inscrite à YES Akademia en octobre 2016 lorsque j’étais en première. J’ai connu YAKA grâce à mon lycée où Sarah, Lucas, Louise et Lola deux anciennes de YAKA et de mon lycée sont venus faire la présentation. Ca m’a tout de suite intéressée ce qui m’a permis d’aller à la Journée Portes Ouvertes de YAKA deux semaines plus tard.

Née à Paris, je suis franco-mauricienne et indienne d’origine. Je parle le français couramment, je comprends le créole mauricien et je peux me débrouiller en anglais et en allemand. J’apprends en plus l’italien et l’hindi et j’aimerais connaître d’autres langues.

J’ai voulu faire partie de l’aventure YAKA pour gagner en confiance en moi et rencontrer des personnes qui partagent les mêmes idées que moi du point de vue de la solidarité. Je voulais me défaire un peu de l’idée de compétition dans mon lycée et m’investir dans quelque chose de plus humain et avec plus cohésion. Ma devise est “You must be the change you want to see in the world” ou “where there is will there is a way!” Je pense qu’on est maîtres de notre destin !

Je n’ai pas pu faire le voyage de deuxième phase mais j’espère bientôt le faire en Inde pour aider avec mes connaissances de hindi et de la culture indienne !

Mon projet de 3ème phase est de réaliser plusieurs animations en France et à l’étranger après avoir eu mon BAFA sur le thème du « ludikteaching » c’est-à dire le fait d’apprendre une langue de manière différente, avec des méthodes plus ludiques et où on retient mieux. L’élaboration de ce projet m’a permis de développer plusieurs compétences comme l’organisation, la hiérarchisation d’idées, la structure, la synthèse. Je remercie mon mentor Amina qui m’a beaucoup soutenu !

YAKA c’est une expérience très enrichissante où on apprend à jouer des rôles ensemble, se dévoiler, faire confiance aux autres, comprendre les autres, être en cohésion, s’entraider, partager des idées, découvrir des choses que l’on ignore, se développer personnellement (Empowerment) et enfin participer à des activités qui nous plaisent. Pour moi, cette formation Impower a été bénéfique et importante, je compte l’année prochaine m’investir dans les événements que l’association organisera voire aider et participer volontairement aux ateliers. J’espère aussi voyager en Inde!

Merci pour tout YES Akademia, je vous en suis très reconnaissante !

François Louis, lauréat 6ème promotion, Sénégal été 2017, 18 ans

françoisFrançois Louis – Sénégal, 18 ans

« Dès mon arrivée au village, on a été bien accueilli par les villageois. Le premier jour on a fait connaissance avec notre famille d’accueil et on a fait le tour du village. Après, les villageois ont organisé une fête d’arrivée. Chaque jour, on nous apprend le wolof qui est la langue locale. On a fait des ateliers sur les normes à respecter et sur l’arbre généalogique de nos familles d’accueils. Parfois je reste dans ma famille à jouer avec eux. Ils sont sympas et on rigole souvent ensemble, même s’ils ne comprennent pas trop le français. En gros tout se passe bien, on s’amuse et surtout moi avec sama mag bou jigeng (grande sœur). » – François, le 26 juillet, 2017, https://yesakademia.tumblr.com/post/163481792862/premi%C3%A8re-semaine-lettre-de-blog-de-fran%C3%A7ois

Agé 17 ans, résidant à Pantin en Seine-Saint-Denis, je me suis inscris à YAKA lorsque j’étais en première au Lycée Eugène Hénaff à Bagnolet. Né à Port-au-Prince, Haïti, dans une famille moyen, j’ai toujours été motivé par un désir fort de réussir. Je crois que chacun est maître de son propre destin et peut faire ce dont il a envie dans la vie, ainsi que dans le monde vers le changement social. Ce qui m’indigne le plus c’est l’inégalité et IMPOWER m’a permis de mieux comprendre et aborder les enjeux sociaux, surtout de l’inégalité. YAKA m’a aussi permis d’avoir plus de confiance en moi et à mieux m’orienter dans la vie.

Mon but initial du voyage interculturel l’été 2017 était de trouver mon projet de 3ème phase et de faire des échanges, et bien sûr d’en savoir plus sur le Sénégal. Je voulais aussi modifier mon image et mes perceptions sur le pays. En effet, j’ai appris beaucoup de choses sur le pays et sur l’Islam que je ne connaissais pas du tout, de même que sur les façons de vivre. Maintenant grâce à cette expérience, j’ai l’esprit plus ouvert et je ne prends plus les choses à cœur comme je le faisais avant. Je me sens plus mature, plus sensibilisé sur la solidarité, et sur l’initiative de projets qui sont pertinents.

Lors du voyage, j’ai appris à faire beaucoup de choses comme laver mes propres vêtements, faire du Thiep, et surtout à aimer la nourriture Sénégalaise ! Avant j’étais difficile en terme de nourriture. Maintenant j’aime tout, surtout le Thiep, le Yassa, le Mafé, je kiffe tout !

Ce voyage au Sénégal m’a permis de plus pouvoir m’exprimer et partager mes idées. Avant le voyage, je ne pensais pas pouvoir m’adapter aux plats sénégalais comme manger du riz tous les jours, et à manger de la viande et le poisson. Mais maintenant, je suis vraiment moins complexé vis à vis de la nourriture et juste plus ouvert d’esprit de façon générale.

Avant je voulais déjà aider les autres, je savais que j’étais comme ça – sachant qu’il y a bien sûr des gens qui sont plus dans le besoin que nous. Mais maintenant je suis encore plus convaincu. Ce voyage m’a marqué et a rassuré mon choix de vouloir aider les autres. J’ai bien profité de l’échange culturel et j’ai vraiment essayé de parler avec tout le monde dans la communauté tout au long des 45 jours. C’était une expérience unique et maintenant je suis dédié à monter un projet de moulin à mil avec l’une de mes collègues de la promotion Sara.

Pendant plusieurs ateliers effectués au village et d’après quelques constats on a pu voir que celui ci avait besoin d’un moulin.  Représentant pour eux une source de développement, les femmes et les enfants de ce village vont face à plusieurs difficultés pour écraser leurs céréales en produit fini prêt à la consommation. Ils sont obligés d’aller dans un autre village qui est éloigné de 20 kilomètres pour moudre leurs céréales, ce qui ne facilite pas la vie aux enfants puisqu’en rentrant des cours, ils sont obligés de refaire des kilomètres à pied pour aller moudre le mil, sachant qu’ils vont à l’école à pied. L’installation d’un moulin à mil dans ce village permettrait aux femmes de gagner plus de temps pour vaquer dans leurs activités et aux enfants plus de temps pour réviser après les cours et se reposer.

Ce projet nous tient à coeur et faciliterait la vie des gens du Village de Mbourokh. Les aider à mettre en place un moulin c’est aussi les aider à avoir plus de temps pour éduquer leurs enfants et que les enfants aient une meilleure éducation. Avec l’aide de YAKA et d’autres personnes qui nous soutiennent on espère concrétiser ce projet.

Le travail que YAKA effectue a de l’impact sur chacun de nous et personnellement ça m’a complètement fait changer de perspectives pour ma vie future. Aider les gens c’est ce que je souhaiterais faire après mes études et c’est ce que je compte faire.

Merci à YAKA pour tout l’encadrement porté, merci de m’avoir fait qui j’étais réellement!

Adama Sylla, 6ème promotion IMPOWER, France, 21 ans

AdamaHello !! Je suis le tonton de tout le monde;-)

Je suis né au Sénégal, j’ai 21 ans. J’habite à Rosny Sous Bois dans le 93. Avant j’habitais à Bobigny avec ma famille. Je suis arrivé en France en 2014. Je parle le Soninke couramment (ma langue maternelle) et un peu le Wolof, le Bambara…Mon père est cordonnier (Garanké) et ma mère femme au foyer. J’aime bien les gens;) Et j’aime bien rencontrer des nouvelles personnes pour partager le savoir que j’ai et récupérer leur savoir, s’ils partagent ! Je n’aime pas les inégalités des personnes. J’aime me retrouver tout seul parfois et réfléchir, voir les choses comme la vie, la réaction des gens à certaines situations et pourquoi on se fait plus de mal que du bien. Des fois je trouve que je suis timide au début. La France c’est un bon pays, j’aime bien la France, la France m’aime bien aussi. Je trouve que les gens sont pas vraiment ouverts parce que j’ai grandi dans un environnement très ouvert au village. Ici quand on connait pas quelqu’un tu vas aller vers lui et il va directement penser à quelque chose.

Les domaines professionnels qui m’intéressent sont la comédie et les activités sportives (la course, les tractions, la musculation, la lutte sénégalaise), faire rigoler les gens et voir les gens heureux. J’aime le cinéma et l’humanitaire.

J’ai connu YES Akademia quand j’étais au lycée à Bagnolet (lycée Henaff) où j’étais délégué et j’ai fais le lycée pro pour un diplôme dans le domaine d’énergie — ils sont venus pour présenter l’association au lycée et je suis parti vers eux et j’ai demandé ce que c’était. J’ai trouvé que c’était important et que c’était tout ce que je voulais parce que j’aime les associations et j’aime m’engager. J’aime bien le travail en équipe et je suis toujours à l’écoute des gens. Pour apprendre il faut tout accepter et être à l’écoute.

Actuellement je suis en alternance chauffagiste / climatisation avec un CFA à Alfortville (Maximilien Perrier) où je suis aussi délégué – j’aime bien ce métier parce que je me déplace rencontrer les gens, bien faire le travail, de les voir satisfait du travail que je fais avec mes collègues et mon patron ça fait plaisir et ça motive parce que voir les gens contents de ce qu’on fait ça donne toujours envie de faire mieux !

J’ai pas eu la chance de voyager cette année avec YAKA mais j’aimerais voyager avec la nouvelle promotion (7ème promotion). J’ai pas voyagé pour des raisons personnelles. J’ai beaucoup appris avec YAKA par exemple le bien-être, comment se sentir à l’aise avec les gens pour présenter les projets. J’ai fais un stage avec YAKA quand les autres étaient en voyage. Je m’occupais de la communication, des réseaux sociaux. J’ai rencontré des personnes formidables, des anglaises et des anglais. J’ai même un pote qui s’appelle Malik qui habite à Londres.

Je fais parti du comité de YES Akademia. Comment je suis rentré ? J’ai fais une organisation des retrouvailles après l’été : Sénégal, Haïti et Inde. De voir tout le monde le jour des retrouvailles m’a vraiment fait plaisir et je les remercie de laisser leur temps et de venir pour les retrouvailles. C’était aussi un remerciement pour YAKA de donner cette chance de participer à leur programme. Si c’était à refaire, sans hésitations !!

Après je suis parti voir le comité pour me mettre avec eux parce que j’ai toujours des idées et pour donner le savoir que j’ai. Quand on a organisé les Olympiades j’ai vu que tout le monde était content, c’était la première fois que j’ai rencontré la 7ème promotion, parce que bientôt on va devenir collègue.

Pour moi YAKA c’est une famille et si l’une des expériences la plus importante de ma vie. J’ai un projet même si j’ai pas voyagé. Mon projet c’est d’ouvrir une association pour mon village qui s’appelle Manael au Sénégal avec des amis et des jeunes de mon village (https://www.facebook.com/pg/ManaelJEDM). J’ai une mentor magnifique, très gentille, très sympa, Farah – j’ai pas de mots pour la remercier mais au fond d’elle même elle voit toujours que je la remercie tous les jours. Elle m’a appris à faire mon projet, à m’encourager quand je suis découragé. Elle m’a appris comment créer une association, comment aller voir les professionnels, comment attirer les gens.

Mes meilleurs moments avec YAKA c’était de rencontrer des nouvelles personnes que je ne connaissais pas du tout et quand j’ai vu les trois sénégalais venant du Sénégal qui sont venus en France j’étais trop fier de moi et trop fier d’eux (Henry Gorgui et Younousse). J’ai passé des bons moments avec eux malgré le fait qu’on se soit vu une seule fois et j’espère les retrouver quand j’irai au Sénégal un jour.

AdamaAvec YAKA j’ai appris beaucoup de choses. J’ai appris ce que c’est une association humanitaire et j’ai aussi appris le respect vis à vis des autres dans leurs choix de vie. Par exemple, si quelqu’un a décidé de faire quelque chose il faut pas se moquer d’elle, on a tous le droit de faire ce qu’on a envie, ce qu’on veut.

Comme 2PAC dit, “ce monde est rempli de personnes fausses mais avant de juger, assurez-vous de ne pas en faire parti”.

Plus tard je ne sais pas ce que je veux faire mais je crois que je ne vais pas rester chauffagiste parce que je veux devenir chauffeur de train en France. Mon rêve c’est devenir le premier président de la République Française noir pour ré-écrire l’histoire. Je peux m’entourer de bonnes personnes pour accomplir le travail. En tant que président j’essaierai de faire le mieux, le bien pour la population, d’inviter YAKA à l’Elysée.

 

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